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En guise de conclusion…

 

 

A l’approche des vacances, « vous cherchez la Terre de France ? Bornez ici vos randonnées. Voici tout le terroir français, avec luxuriance, saveurs, parfums…Le Morvan Nivernais, c’est un comprimé de la nature et du paysage français, avec quelque chose de jeune, de gai, de bondissant Ici le terroir domine tout » (Stephen Faye).

 

Et le berrichon Hugues Lapaire se demande : « Qu’a donc de particulier cette terre pour avoir produit des écrivains à la verve satirique et moqueuse, toujours prêts à lancer des flèches, à tendre leurs frondes démocratiques…Par Saint Vincent, cet instinct combatif, cet esprit frondeur ne viendraient-ils pas tout simplement de ce que, sur ce sol granitique des Eduens, (puissant peuple gaulois établi entre la Loire et la Saône, avec comme capitale Bibracte sur le Mont Beuvray), fleurissent les pourpres de la vigne ? Ce vin limpide, ambré, parfumé, de toutes les essences du terroir, ne s’est-il pas infusé dans les veines, dans le cerveau de ses écrivains provoquant leur humour,  leur causticité narquoise et endiablée ».

 

« Leur Humour ». Voilà le grand mot lâché !

 

Chaque bourgade eut ses joyeux farceurs. Clamecy était la ville des charivaris jusqu’au milieu du XXe siècle ; de malins chansonniers d’occasion rimaient tous les incidents de la vie quotidienne. On affirme que le Clamecycois en son essence, réunit les caractères du Morvandiau, du Nivernais et du Bourguignon. « Bien que réservé, dit Alerte du Tessier, il n’en est pas moins joyeux drille ; mais sa gaîté est d’une sorte très particulière ; elle frise la raillerie et l’ironie la plus fine ; d’ailleurs, il est frondeur, aimant le paradoxe, très fier de lui, connaissant sa valeur et sa force, cela avec une pointe de délicatesse intuitive qui lui permet de ne point le faire sentir à ceux à qui il s’adresse. Du Morvandiau, il a hérité l’esprit d’observation et de finesse (au sens où l’entendait Pascal), l’âpreté dans le travail, l’amour de son chez soi et la possession d’un lopin de terre… Du Nivernais, il a hérité l’ordre et la méthode, du sens de ce qui est juste et précis, mais aussi le besoin de chicaner et l’amour de la plaidoirie, et sans doute son humanitarisme (utopique ou dangereux) qui est sa vertu dominante. Quant au sang bourguignon qui coule dans ses veines, il lui doit une largeur d’idées qui le rend propre à tout assimiler… »

 

Voici quelques précisions sur certaines personnalités, citées au hasard de ces « Pages Clamecycoises » Et en premier lieu, cet  « Alerte du Tessier » qui croque si bien les gens du cru avec leurs qualités et leurs défauts.

 

Lachat  Yvan

Né à la fin du 19ème siècle à Clamecy où il fait de brillantes études au Collège de cette ville. Sous son nom ou sous couvert d’un pseudonyme à particule, il publie des articles appréciés et même des poésies dans plusieurs revues et dans la presse locale, ainsi que dans les bulletins de la Société Scientifique, dont il est secrétaire et « la cheville ouvrière », remplaçant au besoin de façon « très alerte » le Président. Conservateur amateur et bénévole du Musée.

 

Famille Alapetite

Originaire du Berry, elle vient se fixer à Clamecy en 1845.

 

Marien Alapetite

Défendit devant le Conseil de guerre plusieurs victimes du coup d’Etat du 2 décembre 1851, et notamment Eugène Millelot. Il occupa les fonctions de Sous Préfet, puis de Maire de Clamecy de 1876 à 1880.

 

Gabriel Alapetite

Fils du précédent, naît à Clamecy le 5 janvier 1854. Son intelligence et ses mérites le font gravir les échelons d’une brillante carrière administrative. Avocat, Sous Préfet, Préfet, Ministre plénipotentiaire, Résident général de France à Tunis, puis Ambassadeur de France à Madrid ; et enfin Haut Commissaire du Gouvernement en Alsace Lorraine en 1920. C’est l’un des fondateurs et président de la Société Scientifique et créateur avec Amédée Jullien du musée de Clamecy.

 

Edme Bardet

Né à Clamecy le 24 octobre 1777. A laissé des « Mémoires » et des renseignements fort intéressants sur la Révolution à Clamecy, et qui ont servi de sources aux « Pages Clamecycoises » retraçant quelques épisodes de cette Terreur.

 

André Binet

Né à Clamecy en 1876. Il y dirige une étude d’avoué, puis de commissaire priseur. Il est membre de nombreuses associations et collabore activement à la Société Scientifique et Artistique de Clamecy. Il organisera la fête du Cinquantenaire de la fondation de cette Société. Il fait imprimer en 1925, un intéressant ouvrage sur les rues et les places de Clamecy sous forme de dictionnaire topographique et historique.

 

Marcel Boidot

Né à Clamecy le 31 janvier 1866. Il continue au Lycée Louis le Grand, les brillantes études commencées au Collège de sa ville natale. Polytechnicien. Il entre dans le Génie et part au Congo. Puis affecté dans de nombreuses garnisons françaises, il est promu Chef de Bataillon à Verdun. Mort pour la Patrie en 1915. Clamecy a voulu honorer sa mémoire en donnant son nom à l’ancienne place des jeux, où s’élève le monument aux Morts, dont le poilu terrassant l’aigle allemand (œuvre du sculpteur Blondat) a disparu durant la seconde guerre mondiale.

 

Edme Courot

Notaire. Collaborateur de Alexandre Sonniè Moret et Charles Ruby pour la traduction du Vieux Registre de l’Hôtel de Ville Il fut le premier Président de la Société scientifique fondée en 1876. Il a laissé de nombreux documents sur l’histoire locale dans les « Annales de Clamecy ». Edme Courot était le grand père de Romain Rolland.

 

Famille Delavau

Très ancienne famille de Clamecy. Certains membres ont occupé des charges de notaires dès le règne de Henri IV.


Pierre Delavau

Contribua à l’élaboration du Vieux Registre de l’Hôtel de Ville, mine d’or pour les historiens de Clamecy.

 

Famille Duviquet

 

Pierre Duviquet

Né à Clamecy le 30 octobre 1765. « Maître de quartier au collège Louis le Grand ». Il fut reçu à vingt cinq ans docteur agrégé de l’Université et nommé peu après en 1790, principal du Collège de Clamecy et Procureur de la Commune de cette ville. Lors de la Fête de la Fédération célébrée au Pré-le-Comte et de la messe dite en plein air par le curé Limanton, Pierre Duviquet, après l’Evangile, lut, en guise de prône, des « Stances à la Liberté » de sa composition. Deux ans après, il est nommé Administrateur du département de la Nièvre ; mais arrêté comme suspect, il ne doit son salut qu’à la protection de Fouché, alors Représentant du Peuple dans la Nièvre. Plus tard, élu au conseil des Cinq-Cents pour le département, il y défendit avec énergie les institutions républicaines. Après le 18 Brumaire, il est nommé Commissaire du Gouvernement près le Tribunal de Clamecy et Avocat au Tribunal de Cassation. Démissionnaire pour raisons personnelles, il devient professeur au Lycée Napoléon à Paris. Parallèlement, il est critique dramatique du « Journal des Débats » où il acquiert une grande réputation. Il publie de nombreuses œuvres littéraires : deux pièces en vers sur « L’Education Publique » et sur « La Paix » ; une édition latine d’ « Horace » ; une édition des « Œuvres de Marivaux » et une traduction de « Coup d’œil sur les causes et les conséquences de la guerre avec la France » de lord Erskine, homme d’état anglais. Il meurt à Paris, le 30 août 1835.

 

Maurice Duviquet

Frère du précédent ; naît à Clamecy le 22 septembre 177 ». Il fut adjoint au Maire de sa ville natale et d’Inspecteur de la Navigation. Mais il est surtout connu pour ses talents de narrateur et historien local pour son ouvrage manuscrit : « Notes historiques sur la ville de Clamecy, recueillies par Mauric Duviquet, ancien Adjoint », terminé en 1840, et remis relié en 1841 à la bibliothèque de la Ville de Clamecy. Elles ne seront publiées qu’en 1905, par l’académicien Frédéric Masson qui les préfaça. Ce livre enferme une foule de renseignements sur certaines périodes de l’histoire de Clamecy. Le commandant Surugue fait ressortir les carences de cet ouvrage sur la Révolution de 1789, le Premier Empire, les Bourbons et la Révolution de 1830, époque où Maurice Duviquet était présent à Clamecy. Il lui reproche de pratiquement passer sous silence l’histoire de l’évêché de Bethlèem et des ses titulaires ; et sous entendant qu’une certaine « Mahaut, comtesse d’Artois et de Bourgogne » morte vers 1330 (dont la conduite et les actes de cruauté étaient fort répréhensibles) n’était peut-être que la noble, bonne, charitable Mahaut de Courtenay, épouse du comte Hervé de Donzy. Ignorance ou perfidie ?

En dehors de ce manuscrit, Maurice Duviquet a laissé des « Souvenirs » se rapportant essentiellement à la guerre de Vendée, à laquelle il a participé, et à quelques pages sur « la Grande Peur » causée en 1789 par de « prétendus brigands ».

 

Dupin de Charmois

Né à Clamecy en août 1731. Procureur Général syndic à la Cour de Cassation en l’an V. Il était frère d’André Dupin, grand père des « Trois Dupin ».

 

Gadiou

Etait professeur honoraire et conservateur du Musée de Clamecy. Ses notes ont servi à écrire l’histoire de l’Horloge de la Collègiale dans les « Pages Clamecycoises ».

 

Famille Gautron du Coudray

Vieille famille du Nivernais dont le nom a subi plusieurs modifications au cours des siècles : Gaulteron, Gaulteron de Cenquoine, Gautron seigneur du Coudray.

A fourni un nombre impressionnant d’hommes remarquables dans toutes les manifestations de l’activité humaine : diplomates, magistrats, maîtres de la célèbre manufacture de faïences « La Royale » de Nevers, officiers de cavalerie etc.


Victor Louis Pierre Florimond Gautron du Coudray

Né en 1868 à Nevers : historien, géologue, archéologue, poète et peintre. Il enrichit nos musées nivernais de nombreux dons. Il crée en septembre 1922, une section de Minéralogie au musée de Clamecy ; puis une collection préhistorique ; et enfin un ensemble de faïences exceptionnel. En 1926, la Municipalité de Clamecy le nomme Directeur du Musée de la Ville, tandis qu’il poursuit une carrière de peintre apprécié. Membre de plusieurs Sociétés Savantes, il collabore à un grand nombre de revues et publications.

 

Amédée Julien

Né le 19 novembre 1819 à Clamecy et décédé en 1887.

Dans son ouvrage « La Nièvre à travers le passé », il fait revivre l’Ancien Nivernais. Peintre, dessinateur, graveur, il fut l’un des fondateurs et premier conservateur du Musée de Clamecy en 1876. Il a laissé un plan célèbre de sa ville natale. Une plaque commémorative a été placée sur sa maison de la rue du Collège, très proche de la première installation du Musée, maintenant Caisse d’Epargne.

 

Famille Millelot

Famille d’imprimeurs clamecycois.

François et ses deux fils Eugène et Numa prirent une part active à la résistance au Coup d’Etat du 2 décembre 1851, qui occupe naturellement une grande place dans les « Pages

 Clamecycoises

 

Léon Mirot

Né à Clamecy le 6 juin 1870. Après de brillantes études au Collège de Clamecy, il entre à l’Ecole des Chartres et en sort l’un des premiers. Après une année à l’Ecole pratique des Hautes Etudes, il termine ses études à l’Ecole française de Rome. Ses très grandes connaissances en Histoire et Archéologie lui permettent d’accéder au poste d’Archiviste Principal aux Archives nationales de Paris. Il collabora aux bulletins de la Société Scientifique de Clamecy. Ses écrits sur l’abbé Surugue et Roger de Piles ont été précieux pour évoquer sur ce site, ces deux personnalités.

 

Charles Monsingeon

Né à Clamecy.  Premier prix de sculpture en juillet 1923, au concours de fin d’année à l’Ecole des Beaux Arts de Dijon ; avait admis au mois de mars précédent à concourir pour la première épreuve du Grand Prix de Rome de gravure en médaille.

 

Moreau de Charny

Naît à Clamecy le 18 mars 1809. Il était fils du principal du Collège. Professeur de dessin au lycée de Nevers ; aquarelliste, mais aussi poète et écrivain. Il collabora aux Bulletins de la Société Nivernaise.

 

Jean Née de la Rochelle

Naît à Clamecy le 8mars 169é. Grand jurisconsulte et historien.

Avocat. Il s’attache à la Maison du Comte de Charolais. Mais ruiné par la banqueroute de Law, il revient dans sa ville natale en tant que Subdélégué de l’Intendant d’Orléans, puis remplit ensuite les fonctions de Procureur fiscal à la Châtellenie. Il meurt en 1772.

 

Née de Durville

Né à Clamecy en 1689. Frère aîné de Jean Née de la Rochelle. Avocat à vingt et ans, il devient tout à tour Avocat au Parlement. Juge au présidial d’Auxerre et Bailli de Varzy. Il meurt à Clamecy en décembre 1834.

 

Famille Neveu Lemaire

Originaire de Clamecy ; donna de nombreux magistrats, des personnalités dans la Haute Administration, ainsi que de savants explorateurs.


Jean Neveu Lemaire

Contemporain de mes grands parents Rélu, il était agriculteur propriétaire de nombreuses terres au Val des Rosiers et environnants. Il habitait au Carillon à Bagatelle. Egalement homme de lettres et archéologue distingué, il reconstitua dans le style moyenâgeux la Maison du Tisserand, sa propriété. Son épouse Madame Neveu Lemaire fonda à Clamecy la « Société des Fauvettes », dont la chorale prêtait son concours pour de grandes fêtes religieuses, et montait des spectacles ; « Tarcitius » et « l’Ami Fritz », dont les répétitions furent

 interrompues par la seconde guerre mondiale. Mes parents participèrent à ces activités de chorale et de théâtre. Les répétitions (auxquelles j’assistais) avaient lieu dans une propriété, rue des Récollets.

 

Famille Pellault

Originaire de Clamecy. A fourni au cours du 19ème siècle des avocats, hommes politiques, journalistes, agriculteurs, et un maire.


Pierre Gabriel Pellault

Avocat, nommé maire par ordonnance royale du 1er mars 1835. Son premier soin en arrivant à Clamecy fut d’assurer des bases solides à la Police Général de la Ville, par un règlement de police du 5 mai 1835, remarquable pour sa netteté, sa précision et son ordonnancement. Il meurt le 30 août 1864.

 

Jean Baptiste Ragon

Fils d’avocat et procureur fiscal à Clamecy, Jean Baptiste naît dans cette ville en 1592. Malgré l’opposition de son père, il entre chez les Jésuites en 1610. Il devient « Provincial d’Aquitaine », puis Supérieur de la Maison professe que cet Ordre tenait à Paris dans la rue Saint Antoine. Ses œuvres se composent essentiellement d’ouvrages de piété et de sermons.

Mais aussi des « Mémoires de Clamecy » qu’il est impossible de retrouver. Il meurt à Paris en1672. 

 

Famille Sanglé

Sanglé Dumoutot

Ancien marchand de bois. Valet de chambre de Marie Antoinette. Seigneur de Pressures, dont le château fut transformé en maison d’arrêt le 12 novembre 1793. Exécuté le 15 mars 1794 place de la Révolution à Paris (Concorde).


Sanglé Dupont

Né à Clamecy le 29 novembre 1752. Ancien chanoine de Châtel Censoir, devenu prêtre constitutionnel ; aumônier de la Garde Nationale de Clamecy. Devient premier vicaire de Bias Parent, chef des « Apôtres de la Liberté ».

Etienne Pierre Sanglé Ferrière

Témoin des événements révolutionnaires de Clamecy qu’il a raconté dans des « Mémoires » que fit publier Léon Mirot. En 1795, « obstinément persécuté, emprisonné plusieurs fois arbitrairement, sans dénonciation même verbale, il n’a sauvé sa vie qu’en fuyant hors du département. ». Ses descendants, en majorité magistrats et officiers, reposent au cimetière de Clamecy dans les sépultures familiales.


La Famille Sanglé Ferrière
était alliée à la Famille de Paul Bonneau, dont la propriété et le parc imposants sont encore visibles au bout de la route d’Auxerre, côté gauche, en direction d’Auxerre.

 

Alexandre Sonnié Moret

Né à Clamecy en 1803. Il exerce dans sa ville natale la profession de avoué. Il entreprend de traduire, avec Charles Ruby, et Edme Courot, en langage clair, le Vieux Registre de l’Hôtel de Ville. Ses « Ephémérides clamecycoises » publiées en 1873, offrent le plus grand intérêt pour l’histoire locale. Il meurt à Villiers sur Yonne en octobre 1879 et repose au cimetière de Clamecy.

 

Famille Subert

Originaire de Nevers, cette famille de médecins regroupe également des hommes savants en toutes choses, s’intéressant aussi bien aux sciences médicales qu’à l’archéologie, à la préhistoire ou au régionalisme.


Jules Subert

Né à Nevers le 25 octobre 1873, suit les traces de son père, Emile Philibert, comme praticien et éminent régionaliste. Président de la « Fédération Morvandelle de Tourisme ».

Lors d’une assemblée des « Assises du Régionalime Nivernais », organisée à Varzy en octobre 1926 par cette fédération, le docteur Jules Subert expose clairement l’œuvre à accomplir en matière de régionalisme :

 

« Il est nécessaire de conserver à notre province et à nos petites villes toute leur vie spirituelle. Pour que leurs habitants soient heureux d’y résider, il faut que l’Art, l’Histoire et les Lettres y allument leurs petites lampes et sachent en entretenir la clarté. » Jules Subert était le petit fils d’Alexandre Sonnié Moret. Une rue de Nevers porte son nom.


Frédéric Subert

Son frère, médecin renommé à Clamecy au début du 20ème siècle, fut également président du Syndicat d’Initiative de cette ville.

 

Famille Tenaille

Comportait plus de trois mille membres dans le Morvan à l’époque révolutionnaire.


Louis Edme Tenaille Champton

Né à Clamecy ; fut guillotiné à Paris comme ayant été garde de Louis XVI. Il faisait partie des « Conspirateurs de Clamecy » exécutés le 15 mai 1794 sur la place de la Révolution (Concorde)


Tenaille Lesnaux

Neveu du précédent ; âgé de 29 ans ; guillotiné le même jour. Sa jeune femme perdit ce 15 mai 1794 : son mari (Tenaille Lesnaux), son père, (Chevanne Maugery), l’oncle de son mari (Tenaille Champton). Deux de ses beaus frères, Chevanne de Surgy et Tenaille Lamouraço de La Forêt étaient prisonniers au château de Pressures.


Etienne Pierre Charles Tenaille Saligny

Né le 16 décembre 1762 ; fut maire de Clamecy pendant la durée de toute la Restauration : 1815 – 1830.


Théodore Tenaille Saligny

Né à Clamecy le 22 février 1830. Avocat en 1850. Successivement avocat du Conseil d’Etat et à la Cour de Cassation. Elu maire du 1er arrondissement de Paris ; successivement Préfet de la Nièvre, de la Charente Inférieure (Maritime), du Pas de Calais et de la Haute Garonne. Elu Sénateur en 1879. Il a collaboré à plusieurs revues et dictionnaires de législation et de droit.


Xavier Tenaille Saligny

Fils du précédent. Diplomate de carrière ; Secrétaire d’Ambassade à Constantinople, à Munich, à Rome et enfin à Belgrade, où il meurt en février 1897.

Tous reposent au Cimetière de Clamecy.

La famille Tenaille Saligny était alliée aux Cambuzat, Lesnaut et Cadart. Ce dernier, Inspecteur Général des Ponts et Chaussées, était propriétaire du château et de parc Vauvert.

 

Naît à Clamecy en 1779, où il exerce la profession de marchands de bois. Il devient directeur du « Moniteur des Eaux et Forêts », qui donnera naissance en suite au « Journal de l’approvisionnement de Paris ». Il publie également en 1840, un « Traité Général de statistiques, culture et exploitation des bois ». Il fait paraître plusieurs brochures critiquant Dupin Aîné. Il y a de fortes présomptions que, sous le pseudonyme de « Bûcheron de la Nièvre », il soit l’auteur de l’article raillant le député de la Nièvre, que l’on peut trouver sur ce site au chapitre : « polémique autour de Jean Rouvet ».

 

Jean Basile Thomas

Naît à Clamecy en 1779, où il exerce la profession de marchands de bois. Il devient directeur du « Moniteur des Eaux et Forêts », qui donnera naissance en suite au « Journal de l’approvisionnement de Paris ». Il publie également en 1840, un « Traité Général de statistiques, culture et exploitation des bois ». Il fait paraître plusieurs brochures critiquant Dupin Aîné. Il y a de fortes présomptions que, sous le pseudonyme de « Bûcheron de la Nièvre », il soit l’auteur de l’article raillant le député de la Nièvre, que l’on peut trouver sur ce site au chapitre : « polémique autour de Jean Rouvet ».

 

 

Claude Luc Vernet

Né à Clamecy en 1804. Entre dans les ordres et devient curé d’Arthel où il s’occupe de poésies. Auteur de «  L’Ode à Mgr. Naudo, évêque de Nevers » et surtout d’un poème héroïco-comique qu’il fait publier à Clamecy en 1852. L’abbé Vernet échappe miraculeusement à la mort dans le faubourg de Bethléem lors des événements de 1851. Près de la grosse barricade barrant ce faubourg, le cabaret de la dame Deschamps ne désemplit pas. L’abbé Vernet est entrain de s’y restaurer, lorsque plusieurs insurgés l’entraînent dans une maison voisine, le menacent  qui d’une épée, qui d’un fusil et veulent lui faire crier « Vive la République démocratique et sociale ». Il est insulté, ridiculisé, roué de coups de bâtons et de coups de poings, et blessé légèrement d’un coup de bisaigue qui lui déchire sa soutane.

 

Plus tard, devant le Conseil de Guerre, l’abbé Vernet relate les faits sans charger ses persécuteurs. A la question du Président du Tribunal lui demandant quel était son état d’esprit devant tant de violence, il répond simplement : « Je n’avais pas peur ; j’avais recommandé mon âme à Dieu ».

 

Symphorien Alfred Villiers

Né à Clamecy le 19 août 1819, est nommé Maire de cette ville par décret du 18 juin 1856. C’est sous  son administration que Clamecy va se moderniser : construction de l’Hôtel de Ville et de la Halle actuels ; du Palais de Justice ; de la Gendarmerie et la prison ; de la Gare et de son avenue ; de l’église de Notre Dame de Bethléem, dont la construction « provisoire » durera jusqu’en juillet 1926.

 

Parmi cette « sélection » de personnalités ou notables plus ou moins liés à la vie clamecycoise, un « unique élément féminin » mentionnée par le commandant R. Surugue dans son Histoire de Clamecy.

 

Adélaîde Gory de Couet

Agréable et intéressante romancière, qui, bien que née à Parisen 1759, avait des origines morvandelles et se fixa à Clamecy, son pays d’adoption où elle termina ses jours. Fille d’un marchand de bois, possesseur du fief de Chaumotte, commune de Saint Hilaire en Morvand.

« Bonne, aimable, spirituelle, musicienne, peintre et romancière, elle habita Nevers, puis Tannay et enfin à Clamecy, chez sa sœur la comtesse de Chabanne où elle meurt le 20 janvier 1825.

Ses nombreux romans sont bien oubliés de nos jours. Quelques titres : «Les Frères Jumeaux » ; « Les Montagnes de Brunswick » ; « Netta » ; « Les Vampires » ; « Edouard et Malvina ». Certains manuscrits semblent bel et bien perdus aujourd’hui : “Ermina », « Isander », « Alpaïde ».

 

Guy Thuillier dans le bulletin 2000 de la Société Scientifique nous livre un très intéressant

« auto-portrait » de cette femme de lettres, qui ne manque pas d’humour. Egalement le plan d’un roman : un imbroglio de situations compliquées, plus proches des romans feuilletons de Paul d’Ivoi, Xavier de Montépin ou Eugène Sue, que de ceux de ses contemporaines rivales anglaises Jane Austen et Ann Radcliff. 

 

Les matériaux ayant servi à composer ces « Pages Clamecycoises » proviennent essentiellement de :

-         L’Histoire du Nivernais

-         L’histoire de Clamecy et de l’évêché de Bethléem : deux ouvrages du Commandant René Surugue    

-         Les Ephémérides Clamecycoises d’Alexandre Sonnié Moret

-         Divers Bulletins de la Société Scientifique et Artistiques de Clamecy

-         Notes manuscrites de mon Père, Jean Rélu conservées dans les archives familiales.

 

Je remercie mon mari André, mon frère Guy Rélu et ma sœur Marie Claude Daniel  pour

 leurs encouragements.


Mes remerciements chaleureux pour l’aide au combien efficace pour la « mise en ligne » de

ces écrits de mon fils Frédéric, qui m’a fait bénéficier de sa longue expérience d’internaute, et dont le site « ferroviaire » est de très haute qualité.

 

Ces « Pages Clamecycoises » sont dédiées à mes petits enfants Alexandre et Laure, qui, je l’espère, apprendront ainsi à mieux connaître la ville de leurs ancêtres « Morvandiaux ».

 

                                                                                                   Paris, juin 2005


© 2005 par Annie Delaitre-Rélu
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